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  • Re: Evolution de la banquise

    pas eu le tps d'observer en détails les raisons depuis mon retour de vacances mais une chose est certaine le record de 2007 sera dépassé puisqu'il est d'ors et déjà atteint alors qu'il reste 2 semaines avant la fin (en date moyenne) de la débâcle... Les polynies de + en + nombreuses et précoces chaque année accélèrent comme prévu par les scientifiques le processus de fonte en favorisant le réchauffement d'eau de mer en surface. Cela retarde ensuite l’embâcle et l'épaisseur de glace... Le cercle vicieux devant entraîner la disparition estivale de la banquise (à brève échéance) se confirme donc d'année en année.

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    • Re: Evolution de la banquise

      J'ai beaucoup de mal à envisager une débâcle totale de l'Arctique dans un avenir "proche" (30 à 50 ans).
      Certes, la glace pérenne se réduit comme peau de chagrin et l'épaisseur moyenne de la glace annuelle diminue sensiblement d'année en année. A noter aussi cette année la présence d'une grosse dépression arctique (située à la limite de la banquise et des eaux libres), début aout, en mer de Sibérie. Les vents violents ont semble t-il accéléré la débâcle rapide au niveau du passage du nord en morcelant les grosses plaques de glace encore présente.
      Le réchauffement-accompagné de fonte superficielle - se marque aussi sur les inlandsis,même s'il est et ne peut-être que très bref.
      La disparition totale de la glace au pôle nord ne s'est bien sûr jamais vue durant l'holocène, ni durant le pléistocène, en raison des glaciations récurrentes (l'inlandsis du Groenland s'est formé à la fin du tertiaire au pliocène, si j'ai bonne mémoire et exerce depuis son influence sur une partie de l’arctique) et des interglaciaires trop brefs.
      Ce qui me pose question en faveur d'une débâcle totale est la trop grande brièveté de fait de la saison "estivale" aux très hautes latitudes (> 80° N). La banquise commence toujours à fondre dans sa partie européenne au sens large (Mers de Barents, puis de Kara et des Laptev). Dans les régions polaires océaniques, on gagne peu en eaux libres vers le nord entre hiver et été (je pense au Spitsberg). Côté canadien, beaucoup plus froid à latitude égale que l’Eurasie, la fusion est moins marquée, les températures des terres restant très basses par ailleurs : la toundra atteint 55°N au niveau de la baie d'Hudson alors qu'elle ne concerne qu'un étroit liseré côtier de la presqu'ile de Kola à l'extrême orient russe.
      Bref, je manque d'élément tangible permettant de "croire" possible une rétractation totale des glaces de mer en été.

      Je note aussi que la presse continue à mélanger fonte de la banquise et des inlandsis...
      "Veuillez avoir l'extrême obligeance de laisser l'État dans le WC où vous l'avez trouvé"

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      • Re: Evolution de la banquise

        Broken Arm, l'extrême brièveté de l'été dans les très hautes latitudes est effectivement un des stabilisateurs du climat polaire, d'ailleurs le pack recommence déjà à se densifier au nord des îles canadiennes et du Groenland alors que la débâcle n'est elle pas finie.
        Mais je crains que le réchauffement progressif des eaux arctiques soient un moteur plus puissant que ce frein. Cela fait maintenant 5 ans que la banquise disparaît presque totalement fin août en dehors du bassin arctique à proprement parler. Hors, la surface de glace sur celui-ci tend bien à diminuer également depuis 5 ans alors qu'elle avaient remarquablement bien résister jusqu'en 2007 (cf le graphique ci-dessous)

        http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere ... gion.1.jpg.

        Par ailleurs,pendant le mois d'août une polynie importante s'est formée au niveau du bassin de Fram donc bien au delà des 80°N, ce n'est pas une première bien entendu mais son étendue (visible sur les animations de l'US Navy ou de l'université de l'Illinois) et sa durée sont tt de même "remarquables". Elle est seulement en train de se résorber.

        Bien entendu, comme tte prévision scientifique, la disparition estivale d'ici 2050 n'est pas une certitude, de nbx aléas ou mécanismes mal connus peuvent interférer accélérant ou limitant les processus en cours. De la même façon, une année ne fait pas tout. Je disais juste que l'exemple de cette année et la tendance plus globale confirmait pour l'instant les prévisions pessimistes.

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        • Re: Evolution de la banquise

          Oui, j'avais trouvé un graphique analogue sur les pages du NSIDC.
          Il est évidemment très difficile de faire une prospective en la matière.
          L'accélération de la fonte en 2007 a été liée à des conditions climatiques très particulières, fortement anticycloniques, et à une remontée d'eaux "chaudes" via le détroit de Béring, pourtant pas vraiment connu pour être un passage facile à traverser (si on le compare à la grosse bouche de chaleur que représente l'Atlantique Nord).
          Cette année, les conditions sont chaudes, mais loin d'être exceptionnelles en milieu maritime et cette débâcle record est pour le moins inattendue.
          J'ai lu qque part - référence unfortunately perdue, çà doit être l'âge - mais c'était un article scientifique, pas une grossière vulgarisation d'une feuille de chou quelconque - que l'on incriminait en partie l'amplitude des vagues de Rossby...mais il me semble que ces dernières sont bien plus influentes en saison hivernale.
          La banquise a beau se reconstituer à 15 M de km², à une grosse vache près, en fin d'hiver, il est clair que l'épaisseur de la glace n'est plus suffisante.
          "Veuillez avoir l'extrême obligeance de laisser l'État dans le WC où vous l'avez trouvé"

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          • Re: Evolution de la banquise

            La débâcle semble avoir atteint son minimum avec 2 jours quasi stables et des prévisions de refroidissement assez net pour les prochaines journées. Selon les instituts (et le % de glace pris en compte), la banquise arctique est entre 500 et 750 000 kilomètres sous le précédent record. Tous s'accordant pour dire que l'on est à 50% seulement de la surface des années 70-2000. Presque plus inquiétant selon moi, selon l'US navy et l'université d'Illinois qui essaient de calculer la densité de glace, le pack subsistant s'est lui-même fragilisé avec de nombreuses polynies tardives, une part substantielle du bassin arctique n'étant "plus" couverte qu'à 80% d'une glace assez fine (2 mètres ou moins).

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            • Re: Evolution de la banquise

              Il y a eu en effet récemment des trous à 85°N...
              Les prévisions du GIEC, lesquelles établissent plusieurs scenarii, sont bien en faveur d'une augmentation très importante de T sur les zones arctiques (à comparer avec une stagnation voire un refroidissement sur les zones circumpolaires antarctiques).
              Cela dit avec les précautions d'usage.
              "Veuillez avoir l'extrême obligeance de laisser l'État dans le WC où vous l'avez trouvé"

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              • Re: Evolution de la banquise

                On relève en cette mi décembre des faits que je trouve assez récurrents dans l'arctique :
                - un fort englacement côté Mer de Béring
                - au contraire l'absence de glace dans une grande partie de la Mer de Kara et, plus généralement, dans le bassin atlantique. Les températures sont très excédentaires entre Spitsberg (libre de glace par 82°N) et Mer des Laptev.
                Il semble que la tendance à une forte embâcle côté Béring soit liée à une redistribution des vents poussant la banquise vers le bassin pacifique (embâcle record en février 2012).
                "Veuillez avoir l'extrême obligeance de laisser l'État dans le WC où vous l'avez trouvé"

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