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  • #61
    Re: La minute de culture.

    Pour le moment la fraîcheur a du mal à s'installer chez nous On tourne facile autour de 21-22°C à 14h. Bon la semaine prochaine on risque d'avoir des températures proches de 13-14°C
    http://hbupload.free.fr/Images/cynob...0110121454.jpg

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    • #62
      Re: La minute de culture.

      L'automne est pour moi comme le poème de Lamartine "pensée des morts".
      Je ne peux jamais lire ce poème sans une immense nostalgie, faite de paradis perdu, d'annonce de journées crépusculaires.

      Voilà les feuilles sans sève
      Qui tombent sur le gazon,
      Voilà le vent qui s'élève
      Et gémit dans le vallon,
      Voilà l'errante hirondelle.
      Qui rase du bout de l'aile:
      L'eau dormante des marais,
      Voilà l'enfant des chaumières
      Qui glane sur les bruyères
      Le bois tombé des forêts.


      C'est la saison où tout tombe
      Aux coups redoublés des vents;
      Un vent qui vient de la tombe
      Moissonne aussi les vivants:
      Ils tombent alors par mille,
      Comme la plume inutile
      Que l'aigle abandonne aux airs,
      Lorsque des plumes nouvelles
      Viennent réchauffer ses ailes
      À l'approche des hivers.

      C'est alors que ma paupière
      Vous vit pâlir et mourir,
      Tendres fruits qu'à la lumière
      Dieu n'a pas laissé mûrir!
      Quoique jeune sur la terre,
      Je suis déjà solitaire
      Parmi ceux de ma saison,
      Et quand je dis en moi-même:
      "Où sont ceux que ton cœur aime?
      Je regarde le gazon."

      C'est une jeune fiancée
      Qui, le front ceint du bandeau,
      N'emporta qu'une pensée
      De sa jeunesse au tombeau ;
      Triste, hélas! dans le ciel même,
      Pour revoir celui qu'elle aime
      Elle revient sur ses pas,
      Et lui dit: Ma tombe est verte!
      Sur cette terre déserte
      Qu'attends-tu? Je n'y suis pas!

      C'est un ami de l'enfance,
      Qu'aux jours sombres du malheur
      Nous prêta la Providence
      Pour appuyer notre cœur ;
      Il n'est plus ; notre âme est veuve,
      Il nous suit dans notre épreuve
      Et nous dit avec pitié:
      Ami, si ton âme est pleine,
      De ta joie ou de ta peine
      Qui portera la moitié?

      Tous ceux enfin dont la vie
      Un jour ou l'autre ravie,
      Emporte une part de nous,
      Murmurent sous la poussière:
      Vous qui voyez la lumière,
      Vous souvenez-vous de nous?
      "Veuillez avoir l'extrême obligeance de laisser l'État dans le WC où vous l'avez trouvé"

      Commentaire


      • #63
        Re: La minute de culture.

        l'automne,

        Les sanglots longs
        Des violons
        De l'automne
        Blessent mon cour
        D'une langueur
        Monotone
        Tout suffocant
        Et blême,quand
        Sonne l'heure
        Je me souviens
        Des jours anciens
        Et je pleure,
        Et je m'en vais
        Au vent mauvais
        Qui m'emporte
        Deçà,delà
        Pareil à la feuille morte


        Paul Verlaine

        Mon préféré,bonne lecture à tous!!!!
        "A quoi bon aller si loin chercher le bonheur,il est là sous mes yeux"

        Commentaire


        • #64
          Re: La minute de culture.

          Je l'avais appris en primaire et je m'en souviens encore
          http://hbupload.free.fr/Images/cynob...0110121454.jpg

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          • #65
            Re: La minute de culture.

            Moi aussi Cynover...et j'ai bientôt 48 automnes...
            Comme quoi la poésie fait partie de ce qu'on oublie pas...


            Marquise, si mon visage
            A quelques traits un peu vieux,
            Souvenez-vous qu'à mon âge
            Vous ne vaudrez guère mieux.

            Le temps aux plus belles choses
            Se plaît à faire un affront :
            Il saura faner vos roses
            Comme il a ridé mon front.

            Le même cours des planètes
            Règle nos jours et nos nuits :
            On m'a vu ce que vous êtes;
            Vous serez ce que je suis.

            "Peut-être que je serai vieille,
            Répond Marquise, cependant
            J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
            Et je t'emmerde en attendant."

            Corneille et...Tristan Bernard pour le dernier quatrain (mis en musique par Brassens).
            Comme quoi les octosyllabes sont délicieuses aussi dans le pastiche...
            "Veuillez avoir l'extrême obligeance de laisser l'État dans le WC où vous l'avez trouvé"

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            • #66
              Re: La minute de culture.

              Il automne (Barbara)

              Il automne à pas furtifs
              Il automne à pas feutrés
              Il automne à pas craquants
              Sous un ciel pourpre et doré
              Sur les jardins dénudés
              Se reflètent en transparence
              Les brumes d'automne rouillées,
              Dans la forêt de tes cheveux
              Aux senteurs de poivres mêlés
              Et sur nos nuits de mi-novembre,
              Il automne miraculeux

              Il automne des chrysanthèmes
              Sur nos deux cœurs endeuillés
              Il automne des sanglots longs
              Sous un ciel gris délavé
              Et de la gare au cimetière
              Où ils reviennent chaque année
              De banc de bois en banc de pierre
              Et jusqu'à la dernière allée
              On les voit d'escale en escale
              Qui n'en peuvent plus d'être vieux.
              Sur ce chemin de leur calvaire
              Qu'ils refont depuis tant des années
              Il automne désespéré.

              Il automne des pommes rouges
              Sur des cahiers d'écoliers
              Il automne des châtaignes
              Aux poches de leur tablier
              Regarde les mésanges
              En haut du grand marronnier
              Il y a des rouges-gorges
              Au jardin de Batignolles
              Et les enfants de novembre
              Croient que sont venus du ciel
              Ces petits oiseaux de plumes
              Échappés d'un arc-en-ciel
              Pour les enfants de novembre
              Qui ramènent émerveillés
              Un peu de l'automne rousse
              Au fond de leur tablier
              Il automne le paradis
              Bien plus beau que le paradis

              Il automne à pas furtifs,
              A pas feutrés
              A pas craquants
              Et sur nos nuits de mi-novembre
              Il automne miraculeux
              Miraculeux mon amour...
              "Veuillez avoir l'extrême obligeance de laisser l'État dans le WC où vous l'avez trouvé"

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